ChongQing
Bonjour les fameux pengyou,
Comment ça va bien?
Nouveau billet de bibi aujourd’hui pour parler de son excursion du week-end dernier, nomme ChongQing.
Petite bourgade de 32 Millions et des poussières (à retenir) (Vous m’excuserez de ne pas compter les poussières à quelques centaines de milliers près)! Un district tentaculaire, dont la superficie dépasse celle du Benelux ! Elle fait d’ailleurs partie des municipalités autonomes, qui sont placées sous l’administration direct du gouvernement central (Les autres sont Pékin, Shanghai et Tianjin), c’est-à-dire qu’elles ont le même statut qu’une province telle que celle où Bibi réside, le Sichuan. C’est d’ailleurs de cette dernière que ChongQing appartenait avant 1997.
Comment décrire ChongQing? Une ville moche et impressionnante! Pas très excitant tout cela. C’est un lieu massivement bétonné, ayant pris naissance sur les collines bordant les fleuves du « Grand Fleuve » et du « Jialing ». La ville est donc déformée par les terrains vallonnés (style San Francisco) ce qui expliquent l’absence du fameux vélo chinois. Ici que de la tutute et grosse tutute, et paradoxalement aucune nuisance sonore car le klaxon est interdit ici depuis 1997. Un bonheur pour les ouïes de bibi, martyrisées par les comportements de fanfare des autos à Chengdu.

ChongQing possède une histoire plutôt dure car elle a été massacrée par l’aviation japonaise dans les années 40 (Guerre sino-japonaise). Elle était aussi le centre du parti nationaliste chinois, que présidait Sun Yat Sen, renversé plus tard par les troupes maoïstes pour se réfugier sur l’île de Taiwan. Voila pour la partie Histoire.
Le climat. Parlons-en dam ! Un Bonheur inoubliable d’être trempé toute la journée, aveuglé par le brouillard. Le ciel est couvert 365 jours par an, Youpi !

Pas très excitant comme endroit non? Et bien malgré cela, ChongQing propose quelques sites intéressants tels que l’université des beaux-arts, qui en plus de proposer des salles exposant des œuvres souvent pertinentes des étudiants, est entouré d’une rue couverte de dessins, chaque bâtiment a eu droit à son artiste qui s’en ait donné à cœur joie. La rue est alors une mosaïque contrastant fortement avec l’ambiance morose que donnent les tours, la poussière et le ciel gris.

Dans un autre genre, il y a le fameux téléphérique qui surplombe le « Grand Fleuve », boueux mais gigantesque. Et c’est de l’autre berge que l’on peut constater le gigantisme de la ville, qui ne compte pas s’arrêter de s’étendre…
Un voyage en quelque sorte intéressant pour voir la démesure chinoise en action !
A Bibi-entôt
PS : Un album sur Chongqing a l'adresse suivante : http://picasaweb.google.fr/Benjamin.Guilleux/ChongQing